Think twice
Where would you stand on this one ? Think twice.
Qu’est-ce qu’une bonne décision ?
Fluid Piano – un tempérament changeant
L’idée est tellement simple : équiper chaque corde d’un piano de butées réglables pour en changer la tonalité… c’est le Fluid Piano.
Et voilà la fin du “clavier bien tempéré” (toutes les notes séparées par un intervalle de hauteur constant égal la racine douzième de 2), et de quoi recréer à loisir les accents oubliés de la quinte du loup et ainsi goûter – de l’oreille – ce que fut le bain sonore de nos aïeux.
On peut aimer ou détester, une question de tempérament peut-être, d’éducation musicale sans doute.
Pissaladière… is it that simple ?
L’aventure de la photo contemporaine, Louis Mesplé, Editions du Chêne, 2006
De la lecture de ce livre de photographie un peu décousu, j’ai d’abord été touché par des phrases de photographes, très connues ou beaucoup moins :
Si vos photos ne sont pas assez bonnes, c’est que vous n’êtes pas assez près. [Robert Capa]
Je dirai donc que le photographe est essentiellement témoin de sa propre subjectivité, c’est-à-dire de la façon dont il se pose, lui, comme sujet en face d’un objet. [Roland Barthes]
Les plus belles photos sont celles, peut-être, celles qu’on ne fait pas, parce que c’était impossible de les faire, parce que si on les avait faites, on aurait gâché quelque chose. [Mario Giacomelli]
Si nous parcourons tous les escaliers de Valparaíso, nous aurons fait le tour du monde. [Pablo Neruda à propos des photos de Sergio Larrain]
La photographie est un ensemble d’énigmes qui se résolvent avec le coeur. [Luigi Ghirri]
Je guette ce que je n’ai pas prévu, j’attends de reconnaître ce que j’ai oublié; j’espère le hasard et j’espère plus que tout être touchée en même temps que je vise. [Sarah Moon]
L’image, ma grande, mon insigne passion. [Charles Baudelaire]
C’est vrai qu’il y a une certaine insistance de ma part. D’ailleurs, c’est une de mes particularités de cinéaste, de photographe, que cette insistance. C’est comme ça que j’ai fait des films à Paris sur la police, sur la justice, sur les urgences. S’il n’y a pas d’insistance, certaines choses disparaissent. [Raymond Depardon]
Tout aussi subjective, une sélection de photographies de cet ouvrage :
A chaque fois, on sait qu’on n’a encore rien entendu
“Moi, petite fille de 13 ans”, documentaire d’Elisabeth Coronel, Florence Gaillard et Arnaud de Mezamat (France, 2009). 90 mn. Inédit.
“Tout récit recommence, à chaque fois. Il ne poursuit pas le fil général des récits portant sur les camps, il recommence le récit unique d’une aventure séparée. Il faut les lire tous. A chaque fois, on sait qu’on n’a encore rien entendu. » Ces phrases de Francis Marmande inviteront peut-être ceux qui auraient l’impression d’avoir déjà tout entendu à prendre le temps d’écouter Simone Lagrange. Déportée à l’âge de 13 ans, elle est une survivante d’Auschwitz-Birkenau et l’un des témoins majeurs du procès Barbie.
Deux filent en aiguille (Raison contre pouvoir)
Au hasard de Ce soir ou jamais sur France 3, la mention de Noam Chomsky à propos d’un livre cosigné de Jean Bricmont et du grand linguiste/essayiste aiguille ma curiosité. Une référence en appelant une autre, je découvre d’autres pépites :
- Raison contre pouvoir, un livre de Noam Chomsky et Jean Bricmont, novembre 2009, éditions L’Herne, ISBN 2851979078
- La mauvaise réputation de Noam Chomsky, Haro sur un imprécateur, par Jean Bricmont dans Le Monde Diplomatique, avril 2001
- Impostures Intellectuelles, un livre d’Alan Sokal et Jean Bricmont, mars 1999, éditions Odile Jacob.
Rendez-vous après ces lectures…
Pépite de riz
Ce soir sur Arte : “Main basse sur le riz“, documentaire primé “FIPA d’Or 2010 Grands Reportages”. Par Jean Crépu, réalisateur et co-auteur, et Jean-Pierre Boris, co-auteur du film et auteur du livre éponyme (ISBN 9782213654645, Fayard, mars 2010) qu’on trouvera par exemple Place des Libraires.
Un documentaire précis et complet sur le commerce - et la spéculation – du riz.
Après le reportage, un débat avec notamment Jean Ziegler, qui complète le tableau par quelques chiffres terribles :
- Le riz, le blé et le maïs constituent 70% de l’alimentation mondiale.
- Toutes les 5 secondes un enfant meurt de faim dans le monde
- 1 milliard d’habitants ne mangent pas à leur faim
- un exemple concret de spéculation : à Genève on trouve des “Exchange Certificate on Rice” qui promettent 38% de gain spéculatif.
Que faire ? Ziegler propose des solutions radicales :
- interdire la spéculation sur les aliments de base
- interdire de brûler la nourriture pour fabriquer du bioéthanol
- mettre fin au dumping agricole (notamment l’exportation massive de nourriture en Afrique).
- abolir la dette des 49 pays les plus pauvres pour qu’ils disposent d’un minimum d’argent pour investir.
Jean Ziegler a été le rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation (des populations) du Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations unies de 2000 à 2008. Depuis 2009, il est vice-président du Comité consultatif du Conseil des droits de l’homme des Nations unies (Wikipedia).
